Le jeudi 5 février, les élus de la Communauté de communes du Grand Roye ont décidé, par 45 voix pour, 5 voix contre, 13 abstentions + 4 non exprimés que les nouvelles éoliennes de 150 à 180 mètres de haut devront être situées à au moins 800 mètres des habitations, et celles de plus de 180 mètres à au moins un kilomètre. Ceci atténuera leurs nuisances visuelles et acoustiques.
Cette décision avait déjà été prise en 2023, mais elle avait été gommée du texte de PLUi soumis au vote le 15 décembre, de sorte que les élus avaient rejeté le PLUi ce jour-là. Cette erreur a été corrigée le 5 février. Cependant, il est possible que, dans les 2 mois, le nouveau PLUi soit attaqué devant le tribunal administratif par les promoteurs des parcs éoliens dont cela réduit les profits potentiels.
Les maires opposants prétendent que cela va réduire les « revenus » de la commune ; pourtant, à elles seules, les éoliennes autorisées et non encore construites ou mises en service vont augmenter d’environ 50% la somme de leurs « revenus ». Quant aux propriétaires et exploitants de terres louées aux sociétés d’exploitation des parcs éoliens, ils ne savent pas que celles-ci ne possèdent rien, sont parfois déficitaires, et ne déposent en garantie du démantèlement en fin de vie des éoliennes que le quart environ du prix réel du démantèlement !
C’est dans ce contexte, alors que les élections municipales auront lieu dans 5 semaines seulement, que la Fédération Stop Éoliennes des Hauts de France (à laquelle est affiliée l’association VENT DEBOUT EN SANTERRE) appelle les 760 maires de la Somme et les candidats aux élections municipales à « faire obstacle par tous les moyens à ces projets qui sèment la zizanie dans nos villages, défigurent nos paysages et sont aussi inutiles du point de vue écologique et énergétique que coûteux pour le contribuable et le consommateur … (et à se) placer du côté de l’intérêt général, de (leur) population, des entreprises de (leur) territoire ».

